Rock In The Barn : la dixième

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix ans. Dix ans ou presque que je cours après ce festival sans pouvoir y mettre les pieds. Du rock dans une grange ! Du rock dans une grange et tout juste mille personnes venues profiter de la Normandie natale. Une sorte d’hommage à tout ce que j’aime et, cherry on top, ce n’est pas une pub ciblée sur facebook qui m’a appris l’existence du Rock In The Barn mais plutôt un bel ami qui une fois de plus a vu juste sur ce qui vaut le coup d’être vécu dans ce bas monde .

 

 

Rock in the camtar

Après une conduite rock comme Rendez-vous depuis Giverny jusqu’à la ferme de Bionval  – le lieu du festival pour ceux qui suivent – on se retrouve bracelés et canette en main sur le parking. Il est couvert de blé et au compte-goutte les amis arrivent armés de klaxons et des sourires d’été indien. Le couple à côté de nous a un sticker des Allman Brothers Band et après avoir parlé dix minutes avec eux je regrette encore de ne pas les avoir immortalisés.

Rock around the Psychotron

On finit quand même par planter nos tentes et déguster le thé matcha de notre cher ami Carlito qui nous affirme que ça réveille autant que c’est mauvais. Surtout, on entend au loin un mélange de la psyché de TAU et des expérimentations du Psychotron.

Le Psychotron, c’est un globe de bois couvert de papier fin où on trouvera la jam la plus stylée du monde. Percussions, sampleurs où un micro peut nous entendre dire « Pastèque » en variant le rythme, la gamme et autres variables selon notre bon vouloir, mais aussi un thérémine et surtout des gens.

Chacun arrive et regarde un temps histoire d’appréhender le truc puis se lance. Les fondateurs de ce système tout fait maison – les membres du Jabberwocky Band – s’en réjouissent. Ils ont fait des dessins autour des boutons pour que ce soit plus intuitif et ça marche. Les gens arrivent et chacun rajoute un petit élément qui vient enrichir cet incroyable bordel. On se demande si c’est parce qu’on est saoul que ça sonne bien mais la sobriété du lendemain nous dit que non. Ecouter des extraits de l’expérience à la fin de notre playlist pour en avoir le cœur net.

Rock In The Barn

Petit à petit on y arrive. Petits rituels qui reviennent : échange de dollars contre des jetons, prise d’une pinte avec le gobelet consigné qui va bien… Nos pas se dirigent vers la grange et c’est sur le son des Vacant Lots que se fume la première cigarette. Les potes sont devant et j’en profite pour contempler les jeux de lumière sur la charpente, en tapant du pied bien sûr. Je prends une photo mais elle ne sera pas développée, trop sombre.

S’en suit un va et vient entre la grange et la cour puisque les concerts ne se superposent pas. Mais aussi entre le bar et le resto ou encore la case de Barney’s Groove dont les vinyles font bouger quelques têtes. Le grand moment sera of course Rendez-Vous avec un set aussi rock que la conduite de la navette qui nous a menés ici. Les pogos en plus bien sûr et la joie de profiter de tout ça alors que la nuit s’installe durablement.

Rock in the dimanche

La soirée se clôt avec Ko Shin Moon sur la scène attenante au bar. C’est le concert de la dernière chance et tous se tassent pour glaner la chaleur et mieux comprendre celle des deux compères.

Après une nuit bien confort au chaud on repart de plus belle. Dans notre bonne vieille Normandie, on cuit littéralement – qui l’eut cru ? That’s why on fait une balade dans les champs après avoir avalé un sandwich. Certains proposent des cours de yoga, d’autres siphonnent des mélanges plutôt louches. On se situe entre ces deux eaux.

Dimanche, c’est le grand jour avec un trio gagnant fois mille : Altin Gün, Cannibale et Flavien Berger d’une seule et même traite. Mais c’est surtout l’occasion de découvrir, et le plus chaud des groupes pour ouvrir le bal n’est autre que Dharma Bum. Une bande de chevelus incroyable avec une mention spéciale à l’homme aux bongs et congas pour ses solos incroyables.

Entre deux on se dirige vers les ballots de paille qui servent de pissotière et c’est jouant du thérémine en mordant le livre de son live qu’on aperçoit Flavien Berger…


Episode à suivre avec l’arrivée des prochaines photos. On s’est pour l’instant arrêté autour de 19 heures le dimanche et c’est pas fini.

Les photographies présentes ci-dessous ont été prises par Nils Savoye avec un Canon AE-1 argentique, en pellicules couleur Fujifilm de 200 et 400 ASA. Pellicules développées par les soins de Pro Image Service à Paris.

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