L'Escamoteur - Un son, un texte, un visuel > Le Sonotone > La playlist de l’infini – Dimanche Soulful

La playlist de l’infini – Dimanche Soulful

Marion Piauley pour L'Escamoteur

Toi qui as la flemme de retourner le vinyle

Toi qui as voulu écouter la radio et est tombé sur RCF et sa messe dominicale

Toi qui échappes à l’espace temps et désires un compagnon de lendemain de soirée

Toi qui souhaites voyager sans quitter le peu de m² que compte ton appartement

Depuis un an, il y a cette playlist de l’infini qui grossit à vue d’oeil. Le principe ? Ce moment où tu écoutes une musique de qualité mais tu ne sais pas trop pour quel moment de ta vie elle est faite. Un groove certain mais qui ne fait pas nécessairement danser. Un solo contemplatif. Une nostalgie palpable. Des situations ou émotions qui ne se limitent ni à un genre ni, à l’époque des internets, à une géographie particulière. Voici les nôtres.

Le plaintif piano qu’on entend chez Alice Coltrane, seconde femme du fameux John. La reprise du classique Summertime par la guitariste brésilienne Rosinha de Valença. Le blues et la voix d’outre-tombe d’Andre Williams qui nous raconte sa vie idéale. La turque Ayla Dikmen qui nous entretient d’amour. La rumba congolaise de Dr Nico qui relate ses peines de coeur. War et les méandres du côté obscur sur fond d’incantation chamanique. Le Art Ensemble of Chicago avec Fontella Bass qui accompagne le jazz avant-gardiste des seventies. Velly Joonas comme égérie de la soul estonienne des eighties. Herbie Hancock qui se penche sur le Japon avec une version alternative de I Thought It Was You en compagnie de Kimiko Kasai. Pour finir, Roméo Elvis, Le Motel et Grems sur un titre qui sonne comme n’importe quel dimanche : Nappeux.

NB : Bien évidemment n’importe qui est en mesure de proposer une telle playlist. Nous rendons juste publique celle que nous écoutons dans les situations décrites plus haut. Si vous en trouvez d’autres, n’hésitez pas à nous les transmettre. Nous ferons ce que nous pourrons pour demeurer exhaustif quant aux situations de plaisir liées à ces quelques 7 heures de musique.

D’ici là, bonne écoute.

 

Signature et crédits :

Le son : La page YouTube des confidentiels Japons

Le texte : Nils Savoye

Le visuel : Bravo et merci à Marion Piauley pour cette illustration qui donne hâte que ce soit Noël.

Related posts

Comment